Auto-portraits sur une plaque de cuivre


   

    Toujours la même plaque de cuivre. Elle mesure la taille du carnet de type «passeport». Je n’y dessine que mon portrait, et chaque fois que je vais à l’atelier, je l’imprime, le gratte et l’efface. La succession de ces différentes étapes, de la gravure à son effacement, élabore le dessin. Chaque portrait dessiné, puis effacé, laisse sa trace sur les impressions, et s’estompe au fil des passages sous la presse. Le cuivre garde en mémoire tout ce qui y a été incisé, et les dessins se construisent avec tous les autres gravés auparavant. Aujourd’hui, c’est le 352ème.




Pointe-sèche sur une plaque de cuivre, états successifs,
9x12cm, depuis 2016